Il n'y a ensuite pas d'autres solutions que d'attendre que le tissu osseux réinvestisse les zones perdues ou abîmées. Il existe déjà différents ciments pour réparer des lésions osseuses mais leur utilisation est rare, d'autant qu'il faut les chauffer pour les rendre liquides avant l'injection, ce que l'os naturel n'apprécie pas.
Cet os en tube pourrait changer les données du problème... Liquide, ou plutôt pâteuse, lorsqu'elle est injectée, elle est à température ambiante et n'abîme donc pas les tissus. Ce n'est qu'une fois en place qu'elle se solidifie.
Sa structure est alors poreuse, ce qui constitue un gros avantage. Les cellules du tissu osseux en train de se former pourront s'insinuer à l'intérieur. Elles poursuivront leur multiplication tandis que l'os artificiel se dégradera peu à peu, en trois ou quatre mois. L'os naturel prendra ainsi progressivement la place du vrai.
Plusieurs pistes pour réparer l'os ;
L'injection doit se faire sous anesthésie générale avec un guidage à l'aide d'images provenant d'un scanne . Il s'agit donc d'une intervention à réserver aux fractures sévères. Ce produit devrait être rapidement commercialisé par l'entreprise Regentec, créée par essaimage de l'université de Nottigham.
Actuellement, d'autres voies sont explorées pour aider à la réparation du tissu osseux. Nicholas Kotov, de l'université du Michigan, vient tout juste d'annoncer la réussite de culture de tissu à partir de cellules souches. En croissance sur une structure tridimensionnelle qui mime l'os naturel, ce tissu parvient à reproduire deux fonctions essentielles de l'os : il produit des globules rouges et des lymphocytes B (des globules blancs du système immunitaire ).